Mouvement des Jeunes Socialistes

de la 8ème circonscription du Finistère

08 mai 2009

On n'oubliera pas

Zoubliflagtext

Le Mouvement des Jeunes Socialistes se joint au collectif les "Oubliés de la République" ce vendredi 8 mai pour rendre hommage aux anciens combattants issus des anciennes colonies.

Ceux-ci sont, depuis 1959, victimes d’une discrimination que nous ne pouvons plus tolérer. Au même titre que leurs frères d’armes français, ils ont combattu sous nos drapeaux et y ont perdu leur vie, leurs proches ou leur jeunesse. Malgré la bravoure dont ils ont fait preuve, ils continuent à vivre ou plutôt survivre dans l’ombre d’une histoire à laquelle ils ont pourtant contribué.

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11 novembre 2008

A leur mémoire...

0b2683u4Il y a 90 ans, le 11 novembre 1918, sonnaient sur le front les clairons de l'armistice de la "Grande" guerre...

Il est bien temps, aujourd'hui encore, de reconnaître nos erreurs.  9 315 000 morts, 8 millions d'invalides... Une génération d'hommes sacrifiée dans la boue des tranchées et dans les fusillades "pour l'exemple" ou la bêtise humaine montée à son paroxysme.

Nous avons éternellement un devoir de mémoire pour ces soldats qui ont donné leur vie, sans savoir parfois pourquoi. Les beaux discours que nous ferons aujourd'hui n'y changeront rien.

Personne par la guerre ne devient grand...

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14 juillet 2008

Sentiment national...

Le 14 juillet n'est pas que la date du feu d'atifices ou du traditionnel bal populaire. C'est le jour de la Fête nationale.

Sieyès, dans Qu’est-ce que le tiers état ? (1789), donne la conception moderne de nation. Celle-ci est formée d’individus, éléments indépendants, mais gouvernés par un unique pouvoir, et soumis aux mêmes lois, ouvrages de leur volonté. Tous ont les mêmes droits et sont libres dans leur communication. Cette collectivité forme un corps ; la nation n’est pas une combinaison. L’État n’est pas autre chose que la personnification de la nation. L’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789 déclare que « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément ». L’idée dominante, ici, est que la volonté nationale n’est pas la somme des volontés singulières, mais qu’elle doit être dégagée par les représentants de la nation. En 1789, la devise révolutionnaire montre ce renversement des valeurs et cette nouvelle hiérarchie : « La Nation, la Loi, le Roi. » L’idée de nation s’exprime également à travers des symboles : le drapeau national, la fête nationale ou l’hymne national (la Marseillaise, créée en 1792).

C'est le 21 mai 1880, que le député Benjamin Raspail dépose la loi faisant du 14 juillet la fête nationale annuelle en commémoration du 14 juillet 1790, (Fête de la Fédération). Le 14 juillet 1789 (prise de la Bastille) ayant été une journée jugée sanglante, c’est la Fête de la fédération qui emporta les suffrages. C'est finalement le 14 juillet 1790 seul qui est commémoré.

La loi, signée par 64 députés, est adoptée par l'Assemblée le 8 juin et par le Sénat le 29 juin. Elle est promulguée le 6 juillet 1880. La lecture du rapport de séance du Sénat du 29 juin 1880 établissant cette fête nationale éclaire le débat sous-jacent portant sur laquelle de ces deux dates est commémorée le 14 juillet :

M. le rapporteur (Henri Martin) : - « Il y a eu ensuite, au 14 juillet 1789, il y a eu du sang versé, quelques actes déplorables ; mais, hélas ! dans tous les grands événements de l’histoire, les progrès ont été jusqu’ici achetés par bien des douleurs, par bien du sang. Espérons qu’il n’en sera plus ainsi dans l’avenir (« très bien » à gauche, interruptions à droite).

À droite. - Oui, espérons !

M. Hervé de Saisy. - Nous n’en sommes pas bien sûrs !

M. le rapporteur. - Nous avons le droit de l’espérer. Mais n’oubliez pas que, derrière ce 14 juillet, où la victoire de l’ère nouvelle sur l’ancien régime fut achetée par une lutte armée, n’oubliez pas qu’après la journée du 14 juillet 1789 il y a eu la journée du 14 juillet 1790 (« très-bien ! » à gauche). Cette journée-là, vous ne lui reprocherez pas d’avoir versé une goutte de sang, d’avoir jeté la division à un degré quelconque dans le pays, Elle a été la consécration de l’unité de la France. Oui, elle a consacré ce que l’ancienne royauté avait préparé. L’ancienne royauté avait fait pour ainsi dire le corps de la France, et nous ne l’avons pas oublié ; la Révolution, ce jour-là, le 14 juillet 1790, a fait, je ne veux pas dire l’âme de la France – personne que Dieu n’a fait l’âme de la France – mais la Révolution a donné à la France conscience d’elle-même (« très-bien ! » sur les mêmes bancs) ; elle a révélé à elle-même l’âme de la France »

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La Liberté guidant le peuple

Cette œuvre d'Eugène Delacroix représente les Trois Glorieuses, un soulèvement populaire contre Charles X, qui dura trois jours, les 27, 28 et 29 juillet 1830. Charles X ayant instauré des lois liberticides, le peuple se révolta puis le renversa. Louis-Philippe le remplaça dans la « Monarchie de juillet ».

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10 juillet 2008

Le 9 juillet 1789...

A cette époque trois ordres règnent en France : les nobles, le clergé et le Tiers-État, ce dernier n'ayant aucun privilège comparativement aux deux premiers. Le Tiers-État, qui regroupe environ 95% de la population réclame dès février 1789 l'abolition des privilèges, lors de la réunion des États Généraux. Ils rédigent ainsi leurs souhaits dans les cahiers de doléances, qui aboutissent, après une sélection représentative, devant le roi le 5 mai 1789 (date de l'ouverture des États Généraux).

Puisque rien ne se passe durant le mois de mai, en juin, le Tiers-État invite les deux autres ordres à se joindre à lui pour représenter la nation. Seuls quelques membres du clergé suivent, ce qui n'empêche pas à cette coalition de se déclarer Assemblée Nationale le 17 juin, marquant ainsi le début de la révolution. Le roi fait alors fermer la salle dans laquelle elle se réunit. En réponse, les députés feront le serment du Jeu de Paume, où le 20 juin, ils jurent de ne pas se séparer tant qu'ils n'auront pas donné de constitution à la France. Ils sont rejoints, peu à peu par d'autres membres du clergé et de la noblesse, puis finalement le roi cède et demande à ceux-ci de se réunir avec le Tiers-État le 27 juin.

Le 9 juillet, l'Assemblée se déclare Assemblée Nationale Constituante, marquant ainsi la fin de la monarchie absolue.

Le_serment_du_Jeu_de_Paume_20_juin_1789

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